Booska-P : 1 Son en 1H, la recette du succès

« C’est pour Booska-P, on va tout casser. Un morceau en 1h il faut qu’vous sachiez qu’on va tout froisser. » Difficile de faire plus explicite que ces paroles de PLK pour expliquer le nouveau concept qu’il a inauguré pour le site référence du rap en France, Booska-P. Un rappeur et des beatmakers ont une heure pour créer de A à Z  un banger. Le tout sous l’œil des caméras du pureplayer.

Pour mieux comprendre le phénomène, il faut remonter à la genèse. Fondé en 2005 par Fif Tobossi et Amadou Ba, le site s’est, en 15 ans, taillé une place de choix dans l’univers des médias spécialisés français. Au cours de ces dernières années, Booska-P a proposé de nombreux nouveaux concepts à son immense communauté de plus de 3.7 millions de followers (Facebook, Instagram, Twitter et Youtube). Du Journal du Rap jusqu’au Wesh en passant par Dans La Gova ou encore l’Interview Carrée et les Fif Stories. Le constat est simple, le média spécialisé rap n’a que rarement peur de proposer de la nouveauté à son auditoire. Et telle la femme de Feodor Vassiliev, Booska-P a accouché d’un énième enfant intitulé : 1 Son en 1H.

Fif Tobossi et Amadou Ba dans les studios de Booska-P, ©20Minutes

Une plongée au cœur d’un processus créatif

Ce qui rend ce concept novateur, outre de fabriquer une musique en moins de temps qu’un vol Paris-Marseille, c’est l’immersion totale dans le processus créatif. Un son en Une heure prend appui sur la synergie entre producteurs et artistes. Cette coopération essentielle à la bonne qualité d’une musique est bien trop souvent éclipsée. Grâce à ce format, Booska-P prend par la main l’auditeur en lui montrant la naissance d’une musique où « l’union fait la force » comme le clame le compositeur Le Motif.

Dans le deuxième épisode, la mise en lumière des beatmakers est exacerbée. On y voit Louis Dureau s’occuper des boucles et de la mélodie, Junior Alaprod s’occupant des drums et Larry écrivant naturellement les lyrics. Une mise en lumière d’une réelle synergie se déroulant en vitesse X2, voilà la force de ce format. Et pour l’instant, les deux rappeurs qui se sont testés, PLK et Larry, ont montré qu’1 Son en 1H est plus qu’une simple vidéo au cœur de l’invention d’une musique.

La performance de Larry dans 1 Son en 1H

Les chiffres ne mentent pas

En effet, si la plongée dans le processus de création est la force du concept, il ne faut pas oublier que le but principal du format est de réaliser une musique en heure. Et force de constater qu’à chaque fois le pari est plus que réussi.

Rien que sur la chaîne de Booska-P les deux vidéos sont millionnaires, respectivement 1.2 millions de vues pour celle du rappeur alsacien Larry et plus de 2 millions pour celle avec PLK. Il s’agit tout simplement d’un format ultra populaire sur Youtube. Mieux encore, les créations musicales de deux MC ont tout simplement cartonné sur la plateforme mais aussi sur les sites de streaming.

L’exemple le plus parlant est celui d’Émotif (Booska 1h), le son du Polak issu de la session de création. Avec ce single, le rappeur du 14ème arrondissement a tout simplement été certifié Or par la snep. Une performance d’exception quand on sait qu’il faut réunir l’équivalent de 15 millions de streams payants pour décrocher ce « graal » artistique. Et cela avec un morceau composé, écrit et posé en une heure. De son côté, Larry s’en tire aussi plus que bien. Avec Block, l’alsacien a récolté plus de 3 millions de streams en un mois sur Spotify. En tout cas, avec ces musiques estampillées Booska-P, le site s’offre une belle mise en lumière.  

Avec Émotif (Booska 1H), PLK a décroché un disque d’or ©SNEP

Une mise en lumière parfaite pour Booska-P

« J’ai déjà entendu dire que tant qu’ils (NDLR : les rappeurs) n’avaient pas leur freestyle Booska-P, pour eux ils n’avaient pas réussi. » raconte à 20 Minutes Fif Tobossi. Cela montre bien l’importance dans le milieu du rap du média étant pour de nombreux rappeurs un vecteur essentiel de popularité. Si un freestyle n’a pas grand-chose en commun avec un morceau, même composé en une heure, il est sûr que le nouveau format de Booska-P, au vu de sa réussite, deviendra l’égal des freestyles tamponnés par le pureplayer.

Et en cela, le site s’assure des coups de projecteurs que peu d’autres médias français peuvent se targuer. Par exemple, PLK a intégré Émotif (Booska 1h) dans la réédition de son album Polak, album certifié platine. Et quand Larry pose « Booska-p me contacte sur moi ils veulent compter, je suis le rookie qui les b**** en beauté » sur Block, ce sont des milliers de personnes qui reçoivent le nom du média dans les oreilles.

Ainsi, avec cette création éditoriale, 1 Son en 1H a réuni un condensé de nouveauté. Entre la plongée au cœur d’un processus créatif bien souvent méconnu. Amenant des morceaux estampillés Booska-P qui cartonnent et offrent une mise en lumière d’exception pour le pureplayer. Et quand on sait que le rap est la musique la plus écoutée du XXIe siècle, on se dit que le nouveau format de Booska-P a encore de beaux jours devant lui. 

Adrien Michaud

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