Le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de la Santé Olivier Véran ont été auditionnés hier en visioconférence par la nouvelle mission d’information de l’Assemblée nationale alors que les français restent confinés chez eux depuis presque trois semaines.
C’est une visioconférence exceptionnelle qui a eu lieu mercredi 1er avril. Le Premier ministre Édouard Philippe et le Ministre de la Santé Olivier Véran passaient une audition devant une quarantaine de députés et pour la première fois depuis la mise en place du confinement, un membre du gouvernement abordait publiquement la question sensible du déconfinement.
Édouard Philippe répondait à une question du président de l’Assemblée, Richard Ferrand, relayant une interrogation des Français sur le confinement, « qui en ont compris l’entrée et qui veulent pouvoir en concevoir la sortie ». « Il est probable que nous ne nous acheminons pas vers un déconfinement général et absolu, en une fois, partout et pour tout le monde », a déclaré le chef du gouvernement, annonçant qu’une « stratégie de déconfinement » pourra être présentée « dans les jours, la semaine » à venir.
Le gouvernement souhaite ainsi « exposer des perspectives » aux Français. Le but étant avant tout de prévenir un rebond de la maladie en laissant toute la population circuler à nouveau librement. Pour ce faire, trois hypothèses sont probables. La première serait de procéder par région, selon leur degrés d’exposition à l’épidémie. Ensuite, il se pourrait que ce soit fait par tranches d’âge, et enfin éventuellement en fonction des tests qui auront été réalisés.

Des annonces pour le baccalauréat
Toujours devant les députés, Édouard Philippe a également abordé la question du baccalauréat : « Il nous paraît délicat d’imaginer faire comme si de rien n’était« , a-t-il indiqué. Sur la table, on trouve l’hypothèse d’un contrôle continu total, sans épreuves finales ; mais il se pourrait aussi qu’il y ait une ou deux épreuves. Jean-Michel Blanquer devrait communiquer à ce sujet en fin de semaine.
Enfin, manque de masques de protection, de tests, de moyens pour les hôpitaux, pénurie de médicaments, mais aussi ajustement des mesures économiques et sociales ou encore, critiques en imprévoyance de l’exécutif. Autant de thèmes que s’est permis d’aborder la mission d’information de l’Assemblée nationale sur » l’impact, la gestion, et les conséquences dans toutes ses dimensions » de l’épidémie de coronavirus. Richard Ferrand a conclu la visioconférence en ces termes : « Le temps des éventuelles remises en cause, légitimes, viendra, mais une fois le plus fort de la crise derrière nous ».
Matteo Valette
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