Monde : La situation au cas par cas

Alors que la COP-26 a été reportée à 2021 hier soir et que le coronavirus a été détecté dans 187 pays différents, quel est le bilan de l’épidémie de COVID-19 dans les différentes régions du globe.

Plus de 46 000 personnes sont décédées du COVID-19 [Claudio Furlan – LaPresse/AP/Keystone]

Plus de 900 000 cas de Covid-19 ont été recensés dans 187 pays et territoires et ce sont plus de 46 000 victimes qui ont succombés des suites de l’épidémie. Bilan sur 4 pays particulièrement touchés.

Etats-Unis : une croissance trop rapide

215 000, c’est le chiffre des contaminés aux Etats-Unis, pays où la maladie progresse le plus vite. Au cours des dernières vingt-quatre heures, 884 personnes y ont laissé la vie. Ce sont plus de 5 000 Américains qui sont décédés de l’épidémie dont des bébés et de jeunes enfants, l’occasion de frapper les consciences américaines.

Espagne : le 2e pays le plus touché du monde

L’Espagne a de nouveau déploré jeudi les pertes les plus importantes des suites du COVID-19 avec 950 décès en vingt-quatre heures, portant le bilan à 10 000 morts. Plus de 110 000 cas de contaminations ont été enregistrés sur le territoire, mais la progression quotidienne a ralenti légèrement (+ 7,9 % depuis mercredi, contre + 18 % il y a une semaine). Le ministre de la Santé Salvador Illa annonçait par ailleurs que « la courbe s’était stabilisée » et qu’ils « entraient dans la phase de ralentissement après le pic ».

Italie : la pression se fait ressentir

En Italie, plus de 13 000 personnes sont décédées, mais cela n’empêche pas certains habitants qui se sentent mieux et ne sont plus en danger de mort de sortir des hôpitaux et à vouloir rentrer chez eux. Des comportements difficiles à maîtriser dans un pays sous pression constante où le confinement pourrait être levé d’ici mi-avril.

Chine : un confinement remis en place dans certaines régions

Le comté de Jia, situé à environ 800 km de Pékin, dans la province du Henan est replacé sous confinement depuis la découverte récente d’un nouveau cas de COVID-19. Un nouveau COVID-19 qu’environ 55 personnes couvent sans le savoir et sans en développer les symptômes. Une mauvaise nouvelle donc pour un pays qui recommençait à voir la lumière après plusieurs mois de confinement.

Matthias HAAG

Sport et coronavirus : après Wimbledon annulé, que reste-il ?

Avec Wimbledon 2020 officiellement annulé en raison de la pandémie de coronavirus, annoncé mercredi par le All England Club, le sport n’est quasiment plus d’actualité, tour d’horizon.

C’est la première fois que Wimbledon, qui devait avoir lieu entre le 28 juin et le 11 juillet, est annulé depuis la Seconde Guerre mondiale.

Le Comité international olympique et le Premier ministre japonais Shinzo Abe ont reporté les Jeux olympiques de Tokyo 2020, qui se dérouleront désormais du 23 juillet au 8 août 2021. Le tournoi de l’Euro 2020 a été reporté à 2021, a déclaré l’instance dirigeante du football européen. L’UEFA a déclaré que le tournoi de 24 équipes, qui devait se dérouler dans 12 pays à travers le continent du 12 juin au 12 juillet cette année, aurait désormais lieu du 11 juin au 11 juillet 2021.

En Angleterre comme dans l’ensemble des pays européens, tout le football professionnel a été suspendu jusqu’au 30 avril au moins. Et le 1er avril, l’UEFA a suspendu tous les matches de la Ligue des champions et de la Ligue Europa « jusqu’à nouvel ordre’’, ce qui plonge la suite des compétitions dans l’incertitude.

Le joueur de la Juventus de Turin, Cristiano Ronaldo, lors d’un match de son équipe à huis clos © New York Times

On pourrait également mentionner les divers marathons reportés ou annulés, Roland Garros qui se disputera en septembre ou l’incertitude voir la potentielle folle hypothèse d’un Tour de France à huis clos, le monde du sport est fortement impacté par le coronavirus. Et les conséquences sont immenses.

Un coup financier et social 

Dans le passé, le secteur du sport s’est révélé en grande partie résistant à la récession. La plupart des grandes organisations sportives ont résisté aux retombées économiques des attaques terroristes du 11 septembre et de la crise financière de 2008.

« Ce sont des impacts importants », a déclaré Michael Lynch, ancien directeur du marketing sportif pour Visa et consultant de longue date dans l’industrie du sport, avant d’ajouter : « Ce sont à la fois des succès économiques et la perte d’une opportunité. »

Certaines équipes et ligues peuvent avoir des dispositions contractuelles ou des polices d’assurance qui peuvent couvrir une partie de leurs revenus perdus, mais les effets de tout arrêt prolongé auront un impact qui durera longtemps après la reprise du jeu.

Sur les plus grandes compétitions comme un report des Jeux Olympiques, nous parlons de 5 à 6 milliards d’euros de pertes, ce qui est colossal. La NBA par exemple gagne environ 8 milliards de dollars par an, dont la plupart proviennent de contrats de télévision, de merchandising. L’arrêt de chacun de ces domaines révèle à quel point la crise du COVID-19 pourrait affecter les activités du basket-ball tout comme le football ou les actuels diffuseurs du championnat de France, Canal + ou BeIN Sport, suspendent les droits télé.

Mais la crise sanitaire passant avant tout, les annulations de tous ces évènements s’apparentaient comme nécessaires. Et elles auront également des effets de grande envergure sur le paysage commercial et compétitif des sports qui pourraient se propager pendant des années.

Matteo Valette

Opération anti-mafia en Italie pour des fraudes aux fonds européens

Les autorités italiennes ont annoncé mercredi avoir démantelé un réseau mafieux en Sicile qui détournait des fonds européens, arrêtant 94 personnes.

La “mafia de Tortorici” mise à mal. Le parquet de Messine (Sicile) a indiqué que 94 personnes appartenant à ce réseau ont été arrêtées lors d’un coup de filet mercredi 15 janvier. Des détournements de fonds européens destinés aux agriculteurs ont motivé l’intervention de la police italienne.

Plusieurs millions d’euros détournés

Depuis 2013, la “mafia de Tortorici”, qui tire son nom de celui d’une ville du nord-est de la Sicile, a détourné près de 10 millions d’euros de fonds européens, selon la chaîne de télévision publique Rai24. Pour obtenir ces financements, le clan revendiquait frauduleusement la possession de terres appartenant en réalité à la région et aux conseils locaux. Pour cela, le réseau pouvait compter sur la complicité d’employés d’une agence publique chargée des subventions agricoles, qui distribue les fonds européens aux agriculteurs, ainsi que celle des centres chargés d’assister les paysans dans leurs demandes d’aides.

Un vaste système

Parmi les personnes arrêtées figurent deux chefs de familles mafieuses, un notaire, des entrepreneurs et des responsables publics chargés de l’accès à ces fonds. 48 de ces protagonistes ont été incarcérés, tandis que les autres ont été placés en résidence surveillée. Dans son acte d’accusation, le juge Sergio Matroeni estime que l’escroquerie reposait sur “le soutien sans condition” d’employés disposant “du savoir-faire nécessaire pour faire parvenir la Mafia jusqu’au centre nerveux du système de financement public” et pour exploiter les “failles d’un contrôle laxiste”.

Par : André Fontaine

Iran : le président Rohani appelle à l’”unité nationale”

Le président iranien Hassan Rohani a appelé ce jeudi à l’“unité nationale” après la catastrophe de l’avion ukrainien abattu à Téhéran, provoquant des manifestations qui secouent l’Iran depuis quatre jours.

Hassan Rohani a appelé les iraniens à l’unité nationale après le crash du Boeing 737 à Téhéran.
Image : 20minutes

Le gouvernement iranien poursuit son changement de cap. Après avoir nié les faits dans un premier temps puis être passé aux aveux concernant le crash du Boeing d’Ukraine International Airlines, qui a coûté la vie à 176 personnes, les autorités appellent au calme et à l’”unité nationale”, jeudi 15 janvier, au travers du président Hassan Rohani. “Les gens veulent s’assurer que les autorités les traitent avec sincérité, intégrité et confiance”, a-t-il déclaré, tout en demandant aux “forces armées” de “présenter des excuses” et d’”expliquer au peuple ce qui s’est passé” pour que les gens comprennent “qu’ils ne voulaient rien cacher”.

Depuis le samedi 11 janvier, des manifestants accusent le gouvernement d’avoir menti.Des rassemblements ont été organisés le lendemain à Téhéran, au cours desquels des portraits du général Soleimani ont été arrachés, alors que des centaines de milliers d’Iraniens saluaient sa mémoire une semaine auparavant.

Par : André Fontaine

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