La continuité pédagogique, un dispositif nécessaire mais plus compliqué que prévu.

La continuité pédagogique, très mise en avant par le gouvernement, est un dispositif prévu par l’Etat pour assurer la continuité des cours pour les élèves lorsque leurs établissements scolaires sont fermés. Depuis l’annonce des mesures de confinement, le lundi 16 mars, la plupart des cours sont donc dispensés en ligne, grâce à des plateformes d’apprentissages qui y sont dédiées. Elles permettent, selon l’État, de “maintenir le contact entre les élèves et leurs professeurs”, de “participer à des classes virtuelles” et “échanger les devoirs avec les professeurs”.  En somme, le but de la continuité pédagogique, est d’accompagner les élèves à distance dans la poursuite de leur scolarité.

Depuis les mesures de confinement mises en place par le gouvernement, les élèves et étudiants sont contraints de travailler depuis chez eux. Crédits: SOS Éducation Légende

Des plateformes sont mises en place pour permettre aux professeurs de communiquer avec leurs élèves par appels visios ou messages. Pourtant, certains professeurs préfèrent se rendre sur d’autres plateformes, normalement plutôt réservées aux fans de jeux vidéos. Discord est, en effet, devenu le meilleur ami de certains d’entre eux. Cela pose pourtant quelques problèmes. “@Pian0cktail”, une professeure de français dans un collège de l’Oise, le rapporte sur Twitter. “Je me suis mise sur Discord pour communiquer avec mes élèves pendant la saturation de l’ENT. J’ai donc maintenant des Riri12, des DjX […]”

La capacité d’adaptation des professeurs mise à rude épreuve 

Au delà de l’ironie du tweet, elle soulève un problème récurrent depuis le début du confinement; la saturation des réseaux. 

Durant la première semaine de confinement, nombreux étaient les élèves, étudiants et professeurs qui avaient du mal à se connecter sur le site géré par l’Education Nationale. Le nombre de connexion étant trop important, il affichait un message d’erreur lors de la connexion, ou affichait une page sans aucune information. Un professeur au collège a d’ailleurs tweeté un message qu’une de ses élèves de quatrième lui avait envoyé à ce propos. “Monsieur, pour rendre un travail il faut aller sur l’ENT, qu’il soit pas surchargé, mettre la pièce jointe, il faut pas qu’elle soit trop lourde, faut que l’ordi du prof la lise, faut que mon téléphone plante pas… L’école c’est Koh Lanta maintenant.” Difficile, donc, pour les professeurs de dispenser leurs cours dans de telles conditions. 

Et, même si, avec le temps, la connexion et les serveurs semblent reprendre le dessus sur les bugs, les professeurs se sentent abandonnés et exclus lors du confinement. La profession, qui connaît depuis quelques mois des mouvements de grèves, semble s’agacer du “peu de moyens que l’Etat [lui] donne”. 

Et ce n’est pas la dernière allocution de Sibeth N’diaye, la Porte-parole du gouvernement, qui a fait changer les choses, au contraire. Lors d’une intervention le 25 mars, elle a déclaré “Nous n’entendons pas demander à un enseignant qui ne travaille pas, compte tenu de la fermeture des écoles, de traverser toute la France pour aller récolter des fraises gariguettes.” Cette phrase n’a fait qu’envenimer la colère ces derniers contre l’Etat. Bon nombre d’entre eux s’indignent d’une telle incompréhension de la part du gouvernement à propos de leur métier. Un professeur en Université s’exprime “Il est 18 h passée, j’ai encore 20 présentations à décortiquer, analyser et commenter, j’entends mes fils qui jouent en bas et je vois ça sur Twitter. J’apprécie fortement…” 

Si leur travail est un métier de passion, il semblerait que les professeurs aient du mal à accepter le manque de considération de la part du gouvernement en ces temps de crise. 

Certains en font même de l’humour, comme cet étudiant en Master Métiers de l’Enseignement, de l’Education et de la Formation qui a modifié sa biographie Twitter en “futur cueilleur de gariguettes”.

Les élèves se sentent seuls face à leurs devoirs

Dans certaines familles, école et confinement sont difficiles à concilier. Comme les professeurs, les élèves ont du mal à se connecter sur leurs comptes pour avoir accès aux cours. Mais ce n’est pas tout. En cette période de confinement, tout le monde se sert d’Internet pour se divertir ou pour travailler, mais cela impacte fortement la qualité du réseau. 

De nombreuses familles se sont plaintes, notamment au début du confinement, de la lenteur du réseau, qui empêchait les enfants d’avoir accès aux classes en ligne. Si tout cela revient progressivement à la normale, un problème subsiste. Bien que les professeurs fassent tout leur possible pour accompagner au mieux leurs élèves, ces derniers rencontrent parfois des difficultés à trouver la motivation pour travailler. “La compréhension des devoirs et et la motivation sont beaucoup plus difficiles”, avoue une élève de première à 20minutes. Et elle n’est pas la seule. beaucoup d’élèves et d’étudiant se sentent démunis face à la charge de travail qui ne fait qu’augmenter de jour en jour. L’autonomie est une qualité que tous les élèves n’ont pas encore, il est donc difficile pour les parents de les maintenir à flot. 

Quand les parents s’improvisent profs

Les parents jouent un rôle majeur pour la scolarité de leurs enfants en cette période de confinement. Au delà de leur devoir de les motiver, ils doivent également les aider quand il y en a besoin. Mais ce n’est pas évident pour tout le monde. Augustin, élève de cinquième, l’avoue, “j’ai plus de mal à travailler à la maison parce que mes parents ne peuvent pas m’aider. Ils n’ont pas fait beaucoup d’études donc pour certaines choses, je dois appeler mes copains”.

Les parents qui télétravaillent sont également contraints de laisser leurs enfants étudier seuls, même à contre-coeur. “Les enseignants nous abondent de d’exercices à faire faire aux enfants, indique Gaëlle à 20Minutes, cela ne nous permet pas de pouvoir travailler. Je me suis fait reprendre par les deux maîtresses de mes enfants parce que nous ne rendions pas les devoirs à temps”

Cette inégalité est plus ou moins compensée par les cours disponibles sur internet ou ceux proposés par les chaînes de France TV la journée, mais elle est toujours bien présente pour ces élèves qui ont l’impression de se retrouver seuls face à leurs devoirs. 

Les élèves de terminale en délicate posture

Alors que les épreuves de BAC n’est que dans dans un peu plus de deux mois, les élèves de terminales se soucient. Pour le moment, ils ne savent pas encore si elles auront lieu, ou si elles seront remplacées par des oraux à distance, ou encore, par un contrôle continu de leur année de terminale. 

C’est une situation anxiogène pour ces élèves qui sont proches d’un tournant décisif de leurs études. Florian Chaponnais, élève de terminale L, s’inquiète “on ne sait toujours pas comment va se passer le BAC. On aura sûrement un contrôle continu, ou alors on devra le passer cet été. C’est stressant parce qu’on s’y prépare depuis plus d’un an, et finalement, à quelque mois des épreuves, on ne sait pas ce que ça va donner.”

Jean-Michel Blanquer, le Ministre de l’Education Nationale, devrait donner une allocution avant la fin de cette semaine pour donner des indications sur le passage et le mode de notation du BAC. 

Une autre échéance stressait les élèves de terminale. Il s’agit d’aujourd’hui, le 2 avril 2020. C’est le dernier jour pour confirmer chaque voeux sur Parcoursup. Comme tous les ans, les terminales ont dû sélectionner des voeux pour leurs études supérieures et les valider, pour que leur candidature soit envoyée aux établissements. Cette fois, le contexte est différent. Le confinement et l’épidémie du Covid-19 rendent leur avenir incertain. Pourtant, le Ministre de l’Education a assuré que la rentrée de septembre prochain se ferait dans les règles de l’art. Il ne leur reste donc plus qu’à croiser les doigts. 

Aurélie MARIE

Parcoursup : clap de fin

C’est le dernier soir pour les lycéens afin de rendre leurs vœux finaux sur la plateforme Parcoursup. En effet, même si les lycées sont fermés, les bacheliers ont jusqu’à aujourd’hui pour choisir et candidater dans les filières et études supérieures de leur choix. Quels sont les enjeux de cette dernière journée et comment les bacheliers envisagent-ils la chose ?

Plus qu’un petit effort pour les bacheliers, ils ont jusqu’à 23h59 pour clôturer leurs dossiers et si besoin d’aide il y a, la plateforme a mis à disposition un numéro vert pour répondre aux dernières questions.

Les conseillers du numéro vert 0800 400 070 sont disponibles jusqu’à 20h ce soir pour les dernières questions des bacheliers.

Bien que le confinement ait pu perturber l’organisation des cours et la fin de l’année, les autorités ont précisées que « la continuité administrative et pédagogique est assurée dans les établissements d’enseignement supérieur, ce qui permet d’assurer l’examen des dossiers comme prévu, de début avril à mi-mai ». 

Alors que certains concours sont annulés. Les formations annoncent quant à elles qu’elles se baseront principalement sur le projet motivé des élèves, leurs notes et bulletins afin de faire la sélection des futurs étudiants.

Orienter sur les centres d’intérêt

La plateforme précisera qu’axer ses efforts sur la rubrique « Mes activités et centres d’intérêt » permet de valoriser ses expériences professionnelles et personnelles, ainsi que ses compétences extrascolaires. Bien que facultative, cette rubrique « est un vrai plus pour votre dossier » selon le site. En effet, montrer ce dont on est capable et ce que l’on a fait est déterminant pour le choix des enseignants qui verront des milliers de dossiers défiler.

Du côté des élèves, c’est une certaine forme de pression qu’ils ressentent aujourd’hui « on reçoit beaucoup de mails par jour, plus d’une vingtaine » nous disait Ania, lycéenne en terminale ES et section internationale chinoise. « Derrière, on a les parents, mais aussi nos profs, la plateforme et tous nos amis qui nous motivent et sollicitent ». Cette forme de pression elle l’a qualifiée de « positive » et elle trouve cela « nécessaire pour se bouger ». Car finalement, même si cela prend du temps et de l’énergie, la plupart des bacheliers le savent : ce qu’ils font aujourd’hui, ils le font pour eux et pour leur avenir.

Matthias HAAG

Masques : Mediapart parle d’un « mensonge d’Etat »

Dans une enquête de plusieurs semaines, Mediapart révèle les dysfonctionnements de l’Etat depuis le début de la crise du Coronavirus. Des perturbations qui auraient abouti à un « mensonge d’Etat ».

L’Etat aurait-il modifié ses consignes sanitaires en fonction du stock de masques disponibles ? C’est en tout cas qu’affirme Mediapart ce jeudi 2 avril. À travers une longue enquête comprenant témoignages et documents, le pureplayer met en lumière différentes zones d’ombre qui ont accompagné la gestion de l’épidémie par le gouvernement.

Une gestion des masques hasardeuse

Yann Philippin, Antton Rouget et Marine Turchi, auteurs de l’enquête, pointent notamment du doigt la réaction d’Agnès Buzyn au début de la crise du Coronavirus. À la fin du mois de janvier, la ministre de la santé d’alors n’aurait décidé de commander qu’une « très faible quantité de masques », pourtant consciente de la faiblesse des réserves françaises après plusieurs alertes internes. Des équipements qui ont par ailleurs mis plusieurs semaines à arriver. En réaction à cette première erreur, l’Etat a créé à la fin du mois de février une cellule interministérielle dédiée à l’achat de masques, sans pour autant parvenir à constituer un stock suffisant. Entre sa création et le 21 mars, la cellule n’aurait ainsi obtenu que 40 millions de masques « l’équivalent d’une semaine de consommation au rythme actuel ».

L’Etat est accusé de mensonge par Mediapart dans une enquête parue jeudi 2 avril. (@RTL)

De plus, la répartition des masques pose également question. Tandis que des personnels soignants continuent à travailler sans l’équipement adéquat, faute de stocks suffisants, des entreprises « non-essentielles » à la vie du pays auraient continué à consommer des masques pour des raisons économiques. Mediapart avance par exemple qu’Airbus « semble avoir bénéficié d’un traitement de faveur. »

Des consignes sanitaires opposées

Le gouvernement aurait alors caché la pénurie pendant près de deux mois en prenant le soin d’adapter ses consignes concernant le port du masque. L’enquête met ainsi en avant les propos de Jérôme Salomon, directeur général de la santé, qui préconisait en février « un masque pour toute personne en contact avec un porteur du Covid-19. » Un mois plus tard, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye « déclarait que c’était inutile ». Invitée d’Europe 1 mercredi 1er avril, la journaliste et présentatrice du Magazine de la santé Marina Carrère d’Encausse confirme que l’Etat a menti en assurant que les masques ne protégeaient pas du Coronavirus. « Comme on n’avait effectivement pas assez de masques, on a tout fait pour les réserver à ceux qui en avaient besoin, à savoir les soignants, et pour que la population ne se rue pas dans les pharmacies pour acheter des masques. » Des accusations auxquelles le gouvernement répondra certainement dans les prochains jours.

André Fontaine

Confinement : quelles aides pour les plus démunis qui le subissent de plein fouet ?

Après plus de deux semaines, le confinement commence à devenir rude pour la plupart des Français. Pourtant, ce sont les plus pauvres qui le subissent de plein fouet. Impossible pour ces personnes de trouver de quoi s’occuper, ou pire, de trouver un endroit pour se loger.

Lors du premier jour de confinement annoncé par Emmanuel Macron, les forces de l’ordre n’ont pas hésité à donner des amendes à des personnes sans domicile fixe. C’est notamment le cas à Lyon et à Toulouse, où au moins quatre personnes sans abris ont été verbalisées pour être restées dans la rue au début de la période de confinement. Une véritable absurdité pour ces personnes qui vivent dans la rue malgré elles. Le Premier Ministre avait d’ailleurs condamné ces actes en les qualifiant d’”inacceptables”. 

Ces actions ont alarmé le gouvernement sur le sort des SDF durant cette période de confinement. Emmanuel Macron et son ministre du Logement, Julien Denormandie, ont donc décidé de débloquer 15 millions d’euros pour offrir un hébergement aux plus démunis. 

Cannes ne verra pas de vedettes du cinéma cette année

En ce temps de crise sanitaire le Palais des Festivals, à Cannes, a est réquisitionné pour accueillir les SDF de la ville et de ses alentours. 82 lits sont mis à leur disposition “pour les mettre en sécurité et leur éviter des amendes”, affirme le Maire de la ville.

Ils auront également la possibilité de prendre des douches et des repas fournis par la Croix Rouge. Le Maire de Cannes affirme tout de même que le dispositif exceptionnel est mis en place “tout en respectant les distances et exigences sanitaires requises.”

De nombreuses autres villes ont également ouvert des centres d’accueil pour les sans abris. C’est notamment le cas de Paris, Marseille, ou encore, Angers. Pourtant, les associations de protection des sans abris, ainsi que l’ONU estiment que : “Ce n’est pas assez, les 15 millions d’euros vont être utiles, mais pas suffisants”.

L’association “l’ouvre-porte”, située à Dole, Lyon et Grenoble, a donc pris les devants en louant des garages à des particuliers et professionnels pour offrir un hébergement aux sans domicile fixe de leur ville. L’argent récoltée grâce aux dons permet à l’association de louer le plus de garages possibles afin de mettre de nombreuses personnes à l’abris. Pour l’instant, “une trentaine de personnes bénéficient de ce dispositif”, selon une bénévole de l’association. 

L’Etat compte également débloquer 15 millions d’euros pour fournir des chèques-services aux SDF pour les aider à survivre durant ce confinent qui les impacte fortement. Ces chèques qui devraient profiter à 60 000 personnes “permettront d’acheter de la nourriture ou des produits de première nécessité, de santé ou d’hygiène”, a annoncé le ministre du Logement, ce mardi 31 mars.

Dès le début du confinement, le gouvernement a également pris la décision de repousser la fin de la trêve hivernale de deux mois. Les locataires les plus démunis pourront donc rester dans leurs logements jusqu’à fin mai, contre fin mars en temps normal. 

Femmes battues, les grandes oubliées du début du confinement

Le confinement est, comme on pouvait le prévoir, à l’origine d’une augmentation monumentale du nombre de cas de violences conjugales. Le 29 mars, l’Etat annonçait que les signalements de violences conjugales avaient augmenté de 36% lors de la première semaine de confinement. 

Rester enfermée avec un conjoint violent peut vite tourner au drame pour ces femmes qui n’ont presque aucune solution de secours. Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité femmes-hommes, a annoncé de nouvelles mesures le dimanche 29 mars pour leur venir en aide. 

Les pharmaciens entrent dans le dispositif 

Désormais, les pharmaciens seront en mesure d’alerter les forces de l’ordre lorsqu’une victime les préviendra de toute forme de violence. Des stands d’aides seront également déployés dans les centres commerciaux pour permettre aux victimes de dénoncer leurs agresseurs lorsqu’elles font les courses. 

Jusqu’ici, elle avaient la possibilité d’appeler le 3919 pour obtenir de l’aide, mais Marlène Schiappa a fait remarquer qu’il est “difficile de passer un coup de fil lorsque l‘on est confinée avec son agresseur.” Ces derniers temps, les signalements par téléphone ont, en effet, diminués suite aux mesures de confinement. 

Que se passe-t-il après un signalement ? 

En temps normal, une femme qui signale un cas de violence peut être hébergée dans des centres d’accueil pour femmes victimes de violences conjugales. Bien que ces derniers restent ouverts durant le confinement, certains sont complets. Il est donc nécessaire de trouver d’autres alternatives pour aider ces femmes, qui ont parfois des enfants, à sortir de l’enfer. 

Il est possible, malgré les mesures de confinement, de quitter le domicile, seule ou accompagnée par les forces de l’ordre, pour se rendre chez une connaissance. Il est, normalement, interdit de changer de lieu de confinement, mais ces cas étant exceptionnels et comportant un danger pour les personnes, le gouvernement a confirmé qu’aucune amende ne serait donnée à une femme qui fuit des violences. 

Mais faisant face à l’augmentation des cas de violence, le gouvernement a dû réagir rapidement. En Ile-de-France, région la plus touchée, la Mairie de Paris propose des logements sociaux aux femmes en détresse qui souhaitent quitter leur domicile. Ils ne sont, pour l’instant, qu’au nombre de 10, mais d’autres devraient être mis à leur disposition dans les prochaines semaines. Ces T1, T2 ou T3 sont attribués aux victimes de violences de manière temporaire, pour “prévenir tout risque de féminicide”, affirme Hélène Bidard, adjointe chargée de l’égalité femmes-hommes à la Mairie de Paris.

Certaines associations, implantées dans les grandes villes de France, proposent également des services d’aide aux victimes. Elles demandent notamment aux particuliers et professionnels de l’immobilier de mettre à disposition des logements pour héberger ces femmes, parfois même ces familles, dans le besoin. 

La crise révèle la solidarité des Français

Les associations sont sur le qui-vive depuis le début de la crise sanitaire, plus encore, depuis le début du confinement. Mais entre les bénévoles malades ou confinés pour s’occuper de leurs proches, elles ont souvent du mal à s’organiser. 

Dernièrement, de nombreuses associations d’aide aux plus démunis ont fait appel à la solidarité de la population pour obtenir de l’aide. Et c’est presque une mission réussie. 

De nombreux citoyens s’allient et utilisent leur temps pour aider les autres. Les Restos du Coeur, par exemple, ont vu leur nombre de bénévole augmenter depuis quelques jours, une véritable aubaine pour cette association qui doit continuer à distribuer de quoi se nourrir aux plus pauvres. 

Ces dernières semaines, un grand nombre d’actions individuelles ont également vu le jour. De la préparation de repas pour les personnes démunies ou dépendantes à la mise à disposition de logements personnels pour les personnes sans abris, les français semblent avoir un intérêt grandissant pour la solidarité. 

Comment se rendre utile ? 

Si vous aussi, vous voulez participer à l’entraide qui se met en place sur tout le territoire pour les personnes démunies, plusieurs solutions s’offrent à vous :

  • Le bénévolat – Les associations recherchent toujours plus de personnes pour effectuer un roulement et aider le plus grand nombre. La Croix-rouge, les Restos du Coeur, la Banque alimentaire et bien d’autres ont encore besoin de bénévoles pour cuisiner, fournir les repas, effectuer des rondes, etc….

La Réserve Civique, mise en place par l’Etat propose également de se rendre utile auprès des personnes dépendantes ou démunies.

  • Les actions de solidarité individuelles – Si vous habitez dans un immeuble ou un quartier, n’hésitez pas à prendre des nouvelles de vos voisins afin de savoir s’ils ont besoin de produits de première nécessité ou d’aide pour une quelconque démarche.

Cela fonctionne, bien évidemment, également avec vos proches. Pensez à prendre des nouvelles d’eux.

  • Les dons – Si vous habitez en campagne et que personne n’a besoin d’aide autour de vous, pensez aux dons. Les associations ont besoin de moyens humains, mais également financiers.
  • La mise à disposition d’abris –  Si vous disposez d’une résidence secondaire dont vous ne vous servez pas, d’un appartement vide, ou même d’un garage qu’il est possible d’aménager, vous pouvez le mettre à disposition d’une personne sans abris, ou contrainte de quitter son domicile. 

Numéros utiles :

Aide pour les SDF : 0800-99-340

Fédération Nationale Solidarité Femmes : 3919

Allo Enfance Maltraitée : 119

Police : 17

Aurélie Marie

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