Sport et coronavirus : après Wimbledon annulé, que reste-il ?

Avec Wimbledon 2020 officiellement annulé en raison de la pandémie de coronavirus, annoncé mercredi par le All England Club, le sport n’est quasiment plus d’actualité, tour d’horizon.

C’est la première fois que Wimbledon, qui devait avoir lieu entre le 28 juin et le 11 juillet, est annulé depuis la Seconde Guerre mondiale.

Le Comité international olympique et le Premier ministre japonais Shinzo Abe ont reporté les Jeux olympiques de Tokyo 2020, qui se dérouleront désormais du 23 juillet au 8 août 2021. Le tournoi de l’Euro 2020 a été reporté à 2021, a déclaré l’instance dirigeante du football européen. L’UEFA a déclaré que le tournoi de 24 équipes, qui devait se dérouler dans 12 pays à travers le continent du 12 juin au 12 juillet cette année, aurait désormais lieu du 11 juin au 11 juillet 2021.

En Angleterre comme dans l’ensemble des pays européens, tout le football professionnel a été suspendu jusqu’au 30 avril au moins. Et le 1er avril, l’UEFA a suspendu tous les matches de la Ligue des champions et de la Ligue Europa « jusqu’à nouvel ordre’’, ce qui plonge la suite des compétitions dans l’incertitude.

Le joueur de la Juventus de Turin, Cristiano Ronaldo, lors d’un match de son équipe à huis clos © New York Times

On pourrait également mentionner les divers marathons reportés ou annulés, Roland Garros qui se disputera en septembre ou l’incertitude voir la potentielle folle hypothèse d’un Tour de France à huis clos, le monde du sport est fortement impacté par le coronavirus. Et les conséquences sont immenses.

Un coup financier et social 

Dans le passé, le secteur du sport s’est révélé en grande partie résistant à la récession. La plupart des grandes organisations sportives ont résisté aux retombées économiques des attaques terroristes du 11 septembre et de la crise financière de 2008.

« Ce sont des impacts importants », a déclaré Michael Lynch, ancien directeur du marketing sportif pour Visa et consultant de longue date dans l’industrie du sport, avant d’ajouter : « Ce sont à la fois des succès économiques et la perte d’une opportunité. »

Certaines équipes et ligues peuvent avoir des dispositions contractuelles ou des polices d’assurance qui peuvent couvrir une partie de leurs revenus perdus, mais les effets de tout arrêt prolongé auront un impact qui durera longtemps après la reprise du jeu.

Sur les plus grandes compétitions comme un report des Jeux Olympiques, nous parlons de 5 à 6 milliards d’euros de pertes, ce qui est colossal. La NBA par exemple gagne environ 8 milliards de dollars par an, dont la plupart proviennent de contrats de télévision, de merchandising. L’arrêt de chacun de ces domaines révèle à quel point la crise du COVID-19 pourrait affecter les activités du basket-ball tout comme le football ou les actuels diffuseurs du championnat de France, Canal + ou BeIN Sport, suspendent les droits télé.

Mais la crise sanitaire passant avant tout, les annulations de tous ces évènements s’apparentaient comme nécessaires. Et elles auront également des effets de grande envergure sur le paysage commercial et compétitif des sports qui pourraient se propager pendant des années.

Matteo Valette

Economie : Le Barça détrône le Real et devient le club le plus riche du monde

Le traditionnel classement Deloitte des clubs de football les plus riches du monde a rendu son verdict sur la saison dernière. Et la surprise est de taille : Le FC Barcelone devient pour la première fois le club le plus riche du monde devant le club rival du Real Madrid.


Le FC Barcelone vit des temps sportifs agités (limogeage d’Ernesto Valverde, entraîneur en place et remplacé par Quique Setien annoncé lundi soir), mais cela n’empêche pas le club catalan de battre un nouveau record : 

A la tête du dernier classement du cabinet Deloitte, basé sur les revenus générés en 2018-2019 par clubs de football les plus riches, c’est pour la première fois que le club phare de la ville de Barcelone a généré plus de revenus que son grand rival, le Real Madrid.

Le classement, surnommé le “Money League top 20”, paru le 14 janvier, a démontré que le club catalan a généré plus de 840 millions d’euros de revenus, soit 83 millions d’euros de plus que le Real Madrid sur la même période.

Le club madrilène se place deuxième avec près de 757 millions d’euros. Les deux clubs échangent ainsi leurs positions par rapport à la même étude publiée en janvier 2019. Manchester United conserve la troisième place du classement grâce à ses 711 millions d’euros de revenus générés en 2018/2019.

Le Deloitte Football Money League 2020 illustrant la position dominante du quintuple champion d’Europe.
Crédit image :  Capture d’écran/FC Barcelone on Twitter

Les Red Devils reste le club britannique le mieux classé de l’étude, même si le cabinet d’audit Deloitte suggère qu’il pourrait perdre cette position l’année prochaine. 

Cette place du club le plus riche d’Angleterre pourrait revenir soit auprès de Manchester City, champion sortant de Premier League, soit de Liverpool, actuel tenant de la Ligue des champions et bien placé pour finir champion d’Angleterre cette saison (20 victoires, 1 nul, 0 défaite en 21 journées).

Un plan commercial bien rodé 

Les Blaugrana avaient déjà annoncé que leur chiffre d’affaires global avait augmenté pour la période 2018-2019 dans un communiqué sur le site du club hier soir. Deloitte anticipe également que ses revenus pourraient atteindre pratiquement 900 millions d’euros l’année prochaine, ce qui leur permettrait de conserver la tête du classement encore au moins un an.

Le cabinet stipule que la politique d’internalisation du merchandising et des activités liées aux licences menée par le Barça, a permis au club de moins s’appuyer sur le marché fluctuant des redistributions des droits TV, tout en augmentant de façon spectaculaire ses revenus commerciaux. 

« Les opérations entreprises par le club lui ont rapporté 383.5 millions d’euros, soit plus que les revenus totaux que le club classé 12e« , le Borussia Dortmund, a expliqué Dan Jones, du département des sports chez Deloitte. C’est simple, le Barça fait office d’exemple dans un contexte où les conditions du marché évoluent constamment et ne restent en aucun cas fixes.

Le PSG en hausse, l’OL fait son entrée 

Le président parisien Nasser Al Khelaifi a de quoi avoir le sourire
Crédit image : Pierre Costabadie/Icon Sport

Le PSG quand à lui ne cesse de grimper toujours plus haut. Après avoir passé la barre des 500 millions d’euros de revenus en 2017-2018 (542 millions d’euros), le club parisien a brisé celle des 600 millions en 2018-2019. Ce sont exactement 636 millions d’euros de rentrées d’argent, record du club battu entre droits TV, sponsoring et billetterie. Une croissance à deux chiffres impressionnantes qui ne cesse d’augmenter. 

On est très loin de l’image désormais erronée d’un financement d’état du Qatar” a notamment lancé, sur Twitter, le journaliste Philippe Sanfourche qui a également rappelé l’importance pour Paris de trouver de nouveaux partenaires afin de rentrer dans les clous du fair-play financier.

Deloitte souligne également que le PSG serait le dauphin du Barça si son classement aurait été axé sur les revenus du sponsoring, un secteur où Paris (363,4 millions d’€) rivalise avec le club catalan (383,5 millions d’€), grâce à la signature de cinq nouveaux partenaires ainsi que la prolongation des contrats avec six marques mondiales dont celui avec Nike.

Enfin, l’Olympique Lyonnais, club géré par Jean-Michel Aulas a de son côté, généré 220.8 millions d’euros faisant son entrée après six ans d’absence directement à la 17e place du classement et se permettant le luxe de doubler l’AC Milan, Everton ou encore Naples. 

Si les deux plus hautes marches du classement sont une fois de plus occupées par des clubs espagnols, ce sont les équipes britanniques qui sont les plus nombreuses parmi les 20 clubs étudiés de ce classement du cabinet Deloitte.

Au total, les 20 clubs de football les plus riches au monde ont généré un chiffre d’affaires record de 9,3 milliards d’euros (contre 8,3 milliards d’euros en 2018). C’est une hausse de 11 % en un an et cela n’est pas prêt de s”arrêter.

   Par : Matteo Valette

Open d’Australie : Attention, jeu dangereux

Masques antipollution, confinement des populations, hier à Melbourne, il ne se déroulait pas une énième manifestation où le lacrymogène est roi, mais bien la première journée de qualification de l’Open d’Australie. Tandis que les habitants étaient priés de rester chez eux, les joueurs de tennis s’époumonaient à Melbourne Park dans les fumées malsaines des incendies qui recouvraient la ville.

Les organisateurs de l’Open d’Australie ont, sans doute, perdu la tête, à moins que l’intégrité physique des joueurs n’ait que peu de valeur. Alors que la municipalité préconisait d’éviter les sorties, que les piscines, les plages ou encore les courses hippiques étaient interdites, la première journée des qualifications a pourtant bien eu lieu.

Les gigantesques incendies qui ravagent l’Australie depuis des mois, brûlant plus de 10 millions d’hectares et causant la perte d’un million de milliards d’animaux, plongeaient Melbourne sous d’épaisses fumées noires. Qui “brûlait au niveau respiratoire” comme le déplorait la française Kristina Mladenovic. La qualité de l’air était si médiocre qu’à 20h10, l’indice de pollution avait atteint le record de 385, à titre de comparaison, celui de Paris était de 25.

La première journée de qualifications s’est maintenue malgré la qualité désastreuse de l’air.
Image : L’équipe

Des joueurs, pas des bêtes de foire  

Un air vicié, les toits de Melbourne sous une intense fumée noire mais à onze heures du matin les petites balles jaunes s’échangeaient sur les différents terrains de l’Open. Et à s’y méprendre il y avait quelque chose d’étrange de voir les animaux cantonnés chez eux tandis que les qualifiés de Melbourne respiraient à pleins poumons un air malsain, voire, dangereux. Pour le joueur Américain, Noah Rubin « l’Open d’Australie ne vaut pas la vie de quelqu’un ». Il est difficile de lui donner tort.

En effet, le constat est frappant, nombre de joueuses ont fini leurs matchs à bout de forces. Entre la fatigue, la chaleur et cet air destructeur, la Chinoise Xiaodi You sortait du terrain le visage rouge pivoine, incapable de porter son sac. Pis encore, un moment incarna l’hérésie de cette journée. Celui de Dalila Jakupovic, qui, alors qu’elle menait dans son match de qualification, fut prise d’une violente toux emportant par la même occasion ses chances de rejoindre le tournoi du Grand Chelem car impossible pour elle de continuer la rencontre.

Les joueuses ont été contraintes de reprendre leur souffle par différents moyens.
Image : L’équipe

Un effet négatif modéré pour la santé

Les incendies qui frappent en ce moment l’Australie transportent des particules qui peuvent entraîner une irritation de l’appareil respiratoire. Les performance sur les courts se voient donc réduites. Pour Yoann Pons, professeur en otorhinolaryngologie, l’idéal pour faciliter le bon déroulement du tournoi “serait de prendre de la ventoline, pour dilater les bronches, mais c’est un produit considéré comme dopant.”

Pour autant, si les fumées gênent considérablement les tennismans pendant l’effort. Il est à noter que les sportifs sont “suffisamment bien entraînés pour que ça ne mette pas leur vie en danger” toujours selon Yoann Pons.

La pluie comme seule espoir

Une chose est sûre, Tennis Australia (la fédération australienne de tennis) est dans un dilemme cornélien. D’un côté, préserver l’intégrité physique des joueurs, de l’autre le sacrifier au profit de l’aspect financier. Mettre fin au tournoi de façon pure et dure paraît tout de même improbable. Selon la presse locale, l’annulation de l’Open seraient couvert par une assurance à neuf chiffre, soit au minima 100 millions de dollars australien (soit 62 millions d’euros). 

En tous cas, après une première journée de qualification au bord de l’asphyxie, les organisateurs espèrent une pluie salvatrice, annoncée aujourd’hui ou demain, venant renouveler l’air et chassant les polémiques de ce début de tournoi raté.

Par : Adrien Michaud

NFL & NBA : le compte-rendu de la nuit

Chiefs et Packers qualifiés pour les finales de conférence, Denver dispose des Clippers à l’Ouest et la mauvaise série du Heat : le résumé des résultats des sports américains dans la nuit du 12 au 13 janvier.

Avec des play-offs qui battent leur plein, la NFL nous a concocté spectacle et suspense hier soir. En NBA, changements de hiérarchie à l’Ouest comme à l’Est.

Mahomes anéanti Houston, Green Bay résiste

Si la neige n’a finalement pas été au rendez-vous malgré les prévisions, la folie était elle bien présente à l’Arrowhead Stadium de Kansas City. Menés 0-24 par les Texans de Houston au début du deuxième quart-temps, les Chiefs ont initié une remontée époustouflante pour renverser la rencontre et regagner les vestiaires avec un avantage de quatre points (28-24). En seconde mi-temps, Patrick Mahomes et ses coéquipiers persistent et signent un septième touchdown en sept séries offensives consécutives. 51-31 score final, et les Kansas City Chiefs rejoignent les Tennessee Titans en finale de l’AFC.

En NFC, la logique a été respectée. Favoris avant la rencontre, les Packers dominent la première période et mènent 21-3 à l’issue des deux premiers quarts-temps. Mais dans le second acte, des Seahawks menés par un Russell Wilson omniprésent (21/31, 277 yards et 1 touchdown à la passe, 64 yards en 7 courses) reviennent à portée de Green Bay. Les partenaires d’Aaron Rodgers conservent tout de même l’avantage au tableau d’affichage (28-23) et disputeront la finale face aux San Francisco 49ers.

Des Knicks renversant, Irving de retour

A l’Ouest, un peu de nouveau. Battus par Cleveland la veille, les Nuggets se sont ressaisis et ont battu des Clippers orphelins de Paul George offensivement (114-104). Une belle opération comptable au classement, puisque Denver chipe la deuxième place de leurs adversaires du soir. Le Jazz reste quant à lui sur la troisième marche du podium grâce à une neuvième victoire consécutive. Grâce notamment à un Rudy Gobert dominateur dans la raquette (21 points, 14 rebonds, 2 contres), Utah s’est imposé face à Washington (127-116) pour le NBA Sunday.

Sur la côte Est, Miami s’est laissé surprendre à New-York. Malgré une avance de 14 points en fin de troisième quart-temps, le Heat concède sa quatrième défaite en cinq déplacements (124-121) et cède sa deuxième place à Boston. Chez les Nets, Kyrie Irving a enfin foulé les parquets et a grandement participé (21 points) à la facile victoire de Brooklyn face à Atlanta (108-86), bien en peine en l’absence de Trae Young.

Retour gagnant pour Irving et ses Nets.

Les champions en titre se sont quant à eux inclinés de justesse face à San Antonio (105-104). Pour son retour à Toronto, DeMar DeRozan a inscrit 22 points en seconde période (25 au total) et permet aux Spurs de conserver leur neuvième place à l’Ouest, devancés par Memphis qui s’est imposé 122-102 face à Golden State pour signer une cinquième victoire consécutive.

André Fontaine

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