La maire socialiste a mis fin au faux suspense en se déclarant candidate à un deuxième mandat, dans un entretien au « Parisien » publié samedi 11 janvier au soir. Au centre de son programme : l’écologie.
« Oui. Je suis candidate à un nouveau mandat de maire de Paris », a ainsi déclarée l’élue parisienne, ajoutant que la question écologique sera le socle de son projet pour la capitale où la gauche est au pouvoir depuis 2001.
Dès dimanche, ses militants ont diffusés un tract présentant l’ensemble de ses têtes de liste dans les arrondissements et rappelant ses priorités, l’écologie et le social. La candidate va enchaîner dans les prochains jours de nombreuses interviews, pour une campagne qui s’annonce intensive.
Son programme est constitué essentiellement de l’idée d’une ville « 100 % vélo », pas d’arrêt des travaux ou encore un référendum sur Airbnb… La bataille est lancée. Lors de ses voeux le 10 janvier Anne Hidalgo avait fait savoir que l’urgence climatique a toujours été une priorité : “ Le mandat qui s’achève n’est que la première ligne d’un nouveau chapitre de notre histoire “.

Une politique anti-voiture contestée
Les sujets de mécontentement ne manquent pourtant pas depuis l’élection de l’ex-première adjointe de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris en 2014. La lutte contre la voiture qu’a entamé la maire, notamment avec la piétonnisation des voies sur berges (rive droite de la capitale), a régulièrement donné lieu à des controverses. Un moyen de transport synonyme de “liberté” et que certain ne sont pas prêt à abandonner. Mais les critiques ont pris un tour passionnel et très personnel. Un terme a même été inventé pour désigner ce phénomène : le « Hidalgo bashing ». Et c’est sur les réseaux sociaux qu’il est le plus observable avec des réactions parfois violentes des internautes : « Anne Hidalgo ne sait plus quoi faire avec le pognon engrangé par Paris, son objectif est de saloper la ville », « Vous êtes une honte pour la France et pour Paris » (source francetvinfo).
Mathilde Bertin


