Pourquoi Thomas Tuchel s’est-il emporté au micro de Canal après PSG-Monaco (3-3) ?

A la suite de la rencontre entre le PSG et l’AS Monaco (3-3), le tacticien allemand s’est retrouvé devant les micros de Canal +. Entre agacement et ironie, l’interview a fait le tour des réseaux : 

Le spectacle de la rencontre (3-3) ne s’est pas joué uniquement sur le terrain, c’est en tout cas ce qu’ont pu constater les abonnés de Canal + hier soir aux alentours de 23h20.

Thomas Tuchel qui reconduisait hier son 4-4-2 avec une attaque composée de leurs quatre plus importants éléments offensifs (Mbappé,Icardi,Neymar, Di Maria) s’est présenté devant le journaliste Olivier Tallaron détendu comme à son habitude, mais la première question l’a rapidement décontenancé.

Est-ce que l’équipe a été équilibrée ?” lance le journaliste. Une question étrange compte tenu des espaces ouverts offerts par les deux formations sur le terrain et les largesses défensives ayant amené à un score fleuve.

Mais quelle question, on a pris trois buts et vous me demandez si l’équipe était équilibrée ? Allez, une autre question” lance ironiquement mais un brin agacé l’ancien coach de Dortmund, le tout avec un grand sourire.

Pendant plus de quatre minutes où il a livré le fond de sa pensée, Thomas Tuchel a fait comprendre son étonnement face aux nombreuses interrogations soulevées par la prestation de son équipe, qu’il rappelle avoir souvent évoquées bien avant ce match.

Bousculés par les idées novatrices du nouveau coach de l’AS Monaco Robert Moreno (42 ans), les certitudes parisiennes affichées après les récents succès (6-1 face à Saint-Etienne en Coupe de la ligue et 6-0 face à Linas-Monthléry en Coupe de France, ndlr) ont quelque peu été altérées en témoigne l’agacement du coach allemand.

Thomas Tuchel au micro d’Olivier Tallaron
Crédit image: Capture d’écran/Twitter Canal Football Club

“C’est toujours la même chose mais on reste calme” tempère Tuchel

Les questions se sont enchaînés devant les regards médusés des journalistes et consultants présent sur le plateau du Canal Football Club, et le coach n’est pas retombé en énergie : « Mais, je réfléchis à chaque match !, Quand on a gagné 6-0, tout le monde m’a dit, vous avez trouvé votre équipe-type. Mais ce n’est pas comme ça ! C’est toujours la même chose. Et là, on fait 3-3 et vous me dites, qu’il y a  des problèmes ! » a t il souligné.

Va-t-il reconduire ses quatre attaquants pour la revanche à Monaco dans deux jours (mercredi, 21h, match en retard de la 15e journée de L1). « On peut jouer dans tous les schémas: 4-3-3, 4-1-4-1, 4-4-2… ce n’est pas la question” rappelle t il afin de mettre les choses au clair pour l’ensembles des suiveurs sceptiques quand à l’implication défensive des attaquants stars du PSG.

Une interview multi rediffusée visionnée plus de 160 000 fois sur le compte Twitter du Canal Football Club qui a provoqué amusement et dérision à l’égard de Olivier Tallaron quand à la pertinence de ses questions. 

En attendant, le message est passé, début de réponse mercredi soir au Stade Louis II, toujours sur Canal + à 21h.

Matteo Valette

L’ex-père Preynat jugé pour pédophilie

Aujourd’hui âgé de 74 ans, Bernard Preynat se retrouvera dès lundi devant le tribunal correctionnel de Lyon. L’ex-curé responsable des scouts de la commune de Sainte-Foy-Lès-Lyon pendant vingt ans, aurait agressé sexuellement trente-cinq mineurs. 

Seulement dix victimes se sont prononcées pour des faits qui remontent à plus de trente ans, à la limite de la prescription pénale. Celles-ci demandent au Vatican de reconnaître la responsabilité du diocèse de Lyon dans cette affaire, afin d’obtenir des réparations financières. Et accusent le diocèse de ne pas avoir écarté l’ex-curé lorsque ses agissements ,commis entre 1976  et 1991, ont été rapporté. Selon 20minutes, l’une des victimes affirme que “les différents évêques qui se sont succédé depuis le cardinal Renard (en poste à Lyon jusqu’en 1981, NDLR) savaient que Bernard Preynat était un pédo-criminel. Ils ont fait le choix de le maintenir en poste (jusqu’en 2015, NDLR) au contact d’enfants, en connaissance de cause, sans mesure de contrôle ». 

À Saint-Luc, l’église de Sainte-Foy-lès-Lyon, des paroissiens se réunissent régulièrement pour briser le silence sur les abus sexuels. – AFP

Jugé pour agressions sexuelles sur mineurs par personnes ayant autorité, Bernard Preynat risque une peine maximale de dix ans d’emprisonnement. Face à cette affaire, le Cardinal Barbarin, jugé jeudi en appel pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs, se dédouane de toute responsabilité. Les parties civiles lui reprochent de ne pas avoir dénoncé les fautes du père Preynat à l’époque, mais face à ces accusations celui-ci répond : « Certains n’ont pas porté plainte. Ils ont cette culpabilité aujourd’hui. Et c’est moi, vingt ans plus tard, qui aurait dû porter plainte ? ». 

Mathilde Bertin

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