Eurovision 2020 : Qui est Tom Leeb qui va représenter la France en mai prochain au concours de l’Eurovision ?

France 2 a officialisé, mardi 14 janvier, la participation du jeune homme de 30 ans au prochain concours Eurovision de la chanson qui se tiendra à Rotterdam au printemps. Le chanteur a sorti son premier album en 2019 et a notamment joué en première partie de Sting.

Crédit image : Julien Carbuccia/France Télévision

Il n’est pas encore le plus connu des chanteurs français, et pourtant son patronyme parle au grand public. Ce mardi 14 janvier, l’Eurovision et France Télévisions ont confirmé que Tom Leeb serait le représentant français lors du télé-crochet continental, comme l’annonçait le 10 janvier dernier, Le Parisien.

C’est sur lui désormais que reposeront les espoirs d’un pays qui n’a pas remporté le concours depuis Marie Myriam en 1977 et qui a vu échouer Bilal Hassani à la 14e place l’année dernière.

Le jeune homme est loin d’être un inconnu du show-business puisqu’il n’est autre que le fils de l’imitateur et humoriste Michel Leeb et de la journaliste Béatrice Malicet. Également frère de Fanny, chanteuse, elle aussi, Tom Leeb a sorti un EP en 2018 puis un album l’an passé. Des sorties qui lui ont permis de se hisser jusqu’en première partie de Sting. Un autre gros atout dans ce concours international: l’artiste qui a vécu 5 ans aux États-Unis est polyglotte.

De ses 18 à ses 23 ans, Tom Leeb traverse l’Atlantique pour étudier plusieurs disciplines dans de grandes écoles new-yorkaises. Et s’il devient un comédien et un humoriste accompli, sa guitare n’est jamais bien loin de loin. En témoignent les vidéos qu’il aime poster sur son compte Instagram, réjouissant ses 37 000 abonnés de sessions acoustiques en tous genre.

Sur sa page YouTube, Tom Leeb décrit sa musique comme « du blues-rock qui tend vers un style pop ». Il a sorti son premier album « Recollection » à la rentrée, a assuré les premières parties de Sting et Tom Jones. Mais il a aussi d’autres cordes à son arc. Également comédien, il a incarné le fils d’Adeline Blondieau dans « Sous le Soleil de Saint-Tropez », la suite du feuilleton culte « Sous le Soleil » diffusée sur TMC de 2013 à 2014. 

Il est passé par le théâtre avec son propre one-man-show « Kevin et Tom », qui a d’ailleurs des dates programmées jusqu’au 25 avril.

Pour la directrice des divertissements de France 2, ce choix était “une évidence”

Tom Leeb aux côtés de son père MichelCrédit. Image : PATRICK KOVARIK / AFP

Contrairement à l’émission « Destination Eurovision », qui avait permis ces deux dernières années au public de choisir son candidat (Bilal Hassani et le duo Madame Monsieur, 13e en 2018 avec “Mercy”). la chanson de Tom Leeb a quand à elle été sélectionnée parmi une centaine de maquettes par un comité interne du côté de France Télévisions.

« C’est un jeune artiste de 30 ans qui a un grain de voix unique. C’est quelqu’un qui est moderne, qui est universel, qui est charismatique, qui est authentique” a déclarée Alexandra Redde-Amiel, directrice des divertissements de France 2. 

« On est en plein enregistrement, on est en studio, et on veut une chanson qui parle à tout le monde. On a demandé à des auteurs-compositeurs Français et, pour la première fois, étrangers, d’écrire pour la France. Ce que l’on veut c’est plaire à tous« , a affirmé, enjouée, la directrice.

« C’est un événement emblématique et fédérateur (…). Je suis impatient à l’idée de vivre avec vous cette aventure exceptionnelle »! a quand à lui déclarer l’heureux élu sur son compte Instagram hier soir. Sur une chaîne Youtube non-officielle, il affiche plus de 25 millions d’écoutes depuis sa mise en ligne en décembre 2017.

Reste à savoir avec quelle morceau le chanteur tentera de conquérir l’Europe. Pour le moment, on en ignore tout, sinon qu’elle sera au moins en partie écrite en français et qu’elle est en cours d’enregistrement et sera dévoilée en février.

France Télévisions entend déployer un vaste dispositif, notamment sur ses antennes mais aussi via une campagne de promotion dans les pays de l’Eurovision, pour augmenter les chances de succès de Tom Leeb, avec pour ambition de se rapprocher le plus possible du podium. 

On va aller au bout du rêve pour n’avoir aucun regret”, promet la cheffe de la délégation tricolore.

Par : Matteo Valette

Opération anti-mafia en Italie pour des fraudes aux fonds européens

Les autorités italiennes ont annoncé mercredi avoir démantelé un réseau mafieux en Sicile qui détournait des fonds européens, arrêtant 94 personnes.

La “mafia de Tortorici” mise à mal. Le parquet de Messine (Sicile) a indiqué que 94 personnes appartenant à ce réseau ont été arrêtées lors d’un coup de filet mercredi 15 janvier. Des détournements de fonds européens destinés aux agriculteurs ont motivé l’intervention de la police italienne.

Plusieurs millions d’euros détournés

Depuis 2013, la “mafia de Tortorici”, qui tire son nom de celui d’une ville du nord-est de la Sicile, a détourné près de 10 millions d’euros de fonds européens, selon la chaîne de télévision publique Rai24. Pour obtenir ces financements, le clan revendiquait frauduleusement la possession de terres appartenant en réalité à la région et aux conseils locaux. Pour cela, le réseau pouvait compter sur la complicité d’employés d’une agence publique chargée des subventions agricoles, qui distribue les fonds européens aux agriculteurs, ainsi que celle des centres chargés d’assister les paysans dans leurs demandes d’aides.

Un vaste système

Parmi les personnes arrêtées figurent deux chefs de familles mafieuses, un notaire, des entrepreneurs et des responsables publics chargés de l’accès à ces fonds. 48 de ces protagonistes ont été incarcérés, tandis que les autres ont été placés en résidence surveillée. Dans son acte d’accusation, le juge Sergio Matroeni estime que l’escroquerie reposait sur “le soutien sans condition” d’employés disposant “du savoir-faire nécessaire pour faire parvenir la Mafia jusqu’au centre nerveux du système de financement public” et pour exploiter les “failles d’un contrôle laxiste”.

Par : André Fontaine

Crise hospitalière : les médecins prêts à tout pour négocier

Depuis le 13 janvier, 1100 chefs de services et responsables hospitaliers menaçent de démissionner dans une lettre ouverte. L’objectif : amorcer des négociations avec Agnès Buzyn, ministre de la Santé pour améliorer les conditions de travail dans les hôpitaux français.

A l’hopital Tenon, à Paris, comme partout en France, les hôpitaux manquent de personnels.
Photo : S. Caillet / BSIP / AFP.

C’est la première fois qu’un acte d’une telle ampleur est amorcé. “Nous avons pris en toute responsabilité, la décision inédite et difficile de démissionner collectivement à partir du 14 janvier 2020 si à cette date des négociations ne sont pas engagées.” Tels sont les propos des signataires de la lettre ouverte à destination d’Agnès Buzyn. Ils seront donc plus de 1100 à n’assurer que le strict minimum dès le 14 janvier. L’initiative part du collectif Inter-Hôpitaux qui prévoit des mesures concrètes en évoquant des soins hospitaliers “maintenus” mais une participation à la vie de l’hôpital “suspendue” comme l’explique l’un des signataires de la lettre. 

Une décision qui s’étend sur l’ensemble des hôpitaux français. De Toulouse à Lille en passant par Bordeaux, les démissions sont légions. A Marseille notamment, plus d’une cinquantaine de personnes ont annoncé leur démission. “La démission de nos fonctions administratives est symbolique, mais elle peut faire avancer les choses, nous continuerons les soins », explique Jean-Luc Jouve, chef de service de l’orthopédie pédiatrique à La timone, à Marseille. En novembre 2019, la ministre de la Santé avait promis des aides à la mesure de 1.5 milliards d’euros sur 3 ans, pourtant “ces nouvelles donations correspondent à 200 000 euros de plus par ans seulement” note André Grimaldi, professeur faisant partie des principaux instigateurs des démissions.

“Des améliorations vont se faire, on est à l’écoute”

Martin Hirsch, directeur général de l’APHP (Assistance Publique – Hopitaux de Paris), de passage sur France Inter, tente d’apaiser la situation : “ma porte est ouverte, des améliorations vont se faire, on est à l’écoute”. Impossible pour lui cependant de nier le malaise des conditions déplorables qui sévissent dans les hôpitaux français. “La contestation est importante, le malaise est important, poursuit Martin Hirsch, la confiance ça se renoue, c’est un travail de tous les jours.” 


Des réponses sans réelles fonds ni solutions, qui semblent pour l’instant bien insuffisantes à l’endiguement des nombreuses démissions du personnel hospitalier. La ministre de la Santé Agnès Buzyn, principale concernée par les revendications des démissionnaires, demande du “du temps” en promettant que “les actes médicaux hospitaliers vont être revalorisés”. Une réponses insuffisante pour les contestataires, qui ne semblent pas enclins à patienter sagement. Stéphane Dauger, chef du service de réanimation pédiatrique à l’hôpital Robert-Debré, affirme n’être “pas prêt à patienter”, et demande “d’injecter très clairement de l’argent dans l’hôpital public”. Tout reste à faire entre le personnel des hôpitaux et le gouvernement, alors que le temps semble compter de plus en plus.

Par : Alexis Pfeiffer

La croissance économique paye le coût de la grève

Les grèves qui ont débuté en décembre pourraient avoir amputé la croissance économique de 0,1 point, a estimé ce mercredi le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. 

La croissance potentiellement mise en berne par la grève. Le mouvement de grèves contre la réforme des retraites, qui a commencé début décembre, pourrait avoir amputé la croissance économique de 0,1 point au maximum au quatrième trimestre 2019. 

C’est en tout cas ce qu’a affirmé, mercredi 15 janvier, François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France. « Il y a un an au moment du mouvement des ‘gilets jaunes’, 20% des entreprises se disaient affectées. Aujourd’hui, sur le même échantillon ce sont 10% des entreprises, dans les mêmes secteurs, principalement hébergement-restauration et transports« , a-t-il précisé. 

Il a ensuite indiqué que “cet effet est déjà inclus dans notre prévision de croissance pour le quatrième trimestre à +0,2%”. Ce constat nuance les propos de Bruno Le Maire, ministre de l’économie, qui avait assuré que la grève n’aurait qu’un “impact limité sur la croissance”.

Par : André Fontaine

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