Human Rights Watch estime que Pékin “mène une offensive” mondiale inédite contre le droits humains

Dans son rapport annuel publié ce mardi 14 janvier, Human Rights Watch dénonce les agissements du gouvernement chinois. L’ONG estime que Pékin fait planer une « menace existentielle » sur les droits humains.

Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch, se préoccupe de la situation sociale en Chine.
Image : 20minutes

Pékin condamné depuis New-York. Human Rights Watch a dévoilé, mardi 14 janvier, son rapport annuel, couvrant une centaine de pays. Il y dénonce plusieurs attitudes de la Chine. “Le gouvernement chinois mène une intense offensive contre le système international de protection des droits humains”, “la plus intense qu’on ait vue depuis l’émergence de ce système au milieu du XXe siècle”, a déclaré Kenneth Roth, le directeur exécutif de l’ONG.

Une politique intérieure problématique

A travers son document de 650 pages, Human Rights Watch critique notamment la politique “cauchemardesque” de répression à l’encontre des musulmans du Xinjiang. Environ un million d’entre eux seraient détenus dans des camps de rééducation. Kenneth Roth insiste également sur le “système sophistiqué de censure de l’internet pour surveiller et supprimer les critiques publiques” mis en place par le parti communiste. Au-delà des critiques en Chine, « le gouvernement chinois essaie maintenant d’étendre cette censure au reste du monde » et « utilise son influence économique croissante pour museler les critiques« , a-t-il ajouté.

L’inaction des autres pays

Mais au travers du cas chinois, Human Rights Watch épingle également plusieurs puissances occidentales. “Plusieurs gouvernements sur lesquels on pouvait compter pour que leur politique étrangère défende les droits humains au moins une partie du temps ont largement abandonné cette cause”, estime l’ONG. “Le président américain Donald Trump, le Premier ministre indien Narendra Modi et le président brésilien Jair Bolsonaro brident le même ensemble de lois protégeant les droits humains que la Chine”. La France n’échappe également pas aux critiques. HRW reproche notamment au président Emmanuel Macron de “ne pas avoir mentionné publiquement les droits humains”  lors de sa visite en Chine en novembre dernier.

Par : André Fontaine

Affaire Preynat : l’ancien prêtre confronté à ses victimes pour le deuxième jour d’audience

Le procès de l’ancien prêtre Preynat, jugé pour agressions sexuelles sur mineurs, se poursuit au tribunal correctionnel de Lyon.  Alors que l’audience entre dans sa deuxième journée, retour sur les éléments clés d’une affaire qui oscille entre légers aveux et impassibilité.

Photographie : Philippe Desmazes / AFP

“Pour moi, c’étaient des gestes de tendresse dans lesquels je trouvais évidemment un certain plaisir.” C’est ainsi que Bernard Preynat s’est défendu devant le tribunal correctionnel de Lyon. Pour rappel, à 75 ans, l’ancien membre du Clergé est soupçonné d’avoir commis des actes sexuelles sur plus d’une centaine de mineurs de 1970 à 1991. Parmi toutes ces victimes, 10 affaires ne sont pas prescrites, et 9 de ses victimes se tiennent sur le banc du tribunal.

Durant toute la journée d’hier, les plaignants ont donc confronté leurs versions de l’histoire avec l’accusé. Un accusé qui n’avoue qu’à demi-mot avoir commis tous les actes qui lui sont reprochés. “Je ne me souviens absolument pas avoir commis d’agressions sur lui”, déclare-t-il hier en fin d’après-midi face à la dernière victime de la journée. Sur les 9 accusations, il s’agit de la seule qu’il nie totalement. Pour le reste, Bernard Preynat joue sur les subtilités. Un prêtre qui répète donc en bloc n’ ”accuser personne de mensonges” mais qui martèle inlassablement qu’il ne se souvient pas des faits cruciaux qui lui sont reprochés.  

“Je ne me souviens plus du nombre exact de fois”

Lorsque Bernard Preynat reconnaît avoir commis des agressions sexuelles sur les victimes présumées, il constate irrémédiablement le nombre d’agressions commises. “Je ne me souviens plus du nombre exact de fois”, explique-t-il lorsqu’il conteste avoir agressé plus de 50 fois l’une des victimes. Les aveux sont présents, mais sont constamment partiels. Lorsqu’on l’accuse de 15 actes commis, Bernard Preynat se défend en parlant d’une dizaine d’agressions. Une répartie légèrement déroutante, comme le lui rappelle Dominique Sauve, vice procureure, en spécifiant qu’il risque dix ans de prison pour une seule fois (une seule agression, ndlr)”.

Des aveux incomplets, qui sonnent également comme vides de sens tant l’ancien prêtre semble dénuée d’émotions. Matthieu, membre de la partie civile, s’exprime sur ce point : “c’est vrai qu’on sent une quasi absence d’émotions qui est perturbante”. L’accusé insiste pourtant là-dessus, lui qui “regrette” et “demande pardon”. Mais pour l’avocat Jean Boudeau, il ne s’agit de rien de plus qu’une “verbalisation d’une culpabilité un peu abstraite”.

Les victimes, elles, ne manquent pas de lui faire reprocher cette culpabilité qu’il semble avoir tant de mal à admettre. C’est par exemple le cas de Benoît et Pierre-Emmanuel, qui évoquent avoir des grosses difficultés à se reconstruire, et ce notamment dans leur sexualité et leur vie de couple. Un procès lourd de conséquences, et qui doit encore éclaircir nombre de points. Le procès Preynat devrait normalement se poursuivre jusqu’à la fin de la semaine.

Par : Alexis Pfeiffer

Prélèvement à la source : 9 millions de foyers perçoivent des avances de crédits d’impôt

Environ 9 millions de ménages reçoivent ce mercredi, des avances de crédits d’impôt pour leurs dépenses effectuées en 2018 et déclarées au printemps 2019.

Gérald Darmanin a pris la parole dans la matinale de RTL ce matin pour expliquer les effets de la mesure sur le prélèvement à la source.
Image : RTL

La réforme du prélèvement à la source continue de prendre forme. Mercredi 15 janvier, « potentiellement 17 à 18 millions de Français » vont recevoir des avances de crédits d’impôt, a annoncé le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin. Au micro de nos confrères de RTL, le ministre en a détaillé les effets. « Cela concerne 9 millions de foyers fiscaux, donc potentiellement 17 à 18 millions de Français, qui vont recevoir pour plus de 5 milliards d’euros que l’État va leur donner en avance de crédit d’impôt pour en moyenne 628 euros chacun ».

Cette avance correspond à 60% du montant total des réductions et crédits d’impôt dont peuvent bénéficier les ménages au titre de leurs dépenses réalisées en 2018 et déclarées au printemps 2019. Les réductions et crédits d’impôt concernent principalement les dons, l’emploi d’un salarié à domicile, des frais de garde d’enfants ou encore des frais d’hébergement en Ehpad. Une régularisation interviendra ensuite dès cet été, prenant en compte la déclaration d’impôts sur les revenus 2019 que les ménages complèteront au printemps, pour soit verser le solde de crédit d’impôt dû, soit récupérer le trop perçu en janvier.

Par : André Fontaine

Honduras : une caravane de migrants en direction des Etats-Unis

Mardi soir, une caravane de migrants s’est formée dans le nord du Honduras. Composée d’environ un millier de personnes, elle souhaiterait rejoindre les Etats-Unis.

Le phénomène de « caravanes » est fréquent au Honduras. Une action du même genre avait déjà été menée en octobre 2018.
Image : L’express

Le rêve américain en ligne de mire. Selon l’AFP, environ mille personnes se sont rassemblées mardi soir à San Pedro de Sula, dans le Nord du Honduras, pour former une caravane de migrants et tenter de gagner les Etats-Unis. 

Une traversée périlleuse

Pour rejoindre le pays de l’Oncle Sam, ces Honduriens se lancent dans un véritable périple. A pied, ils comptent traverser le Guatemala puis le Mexique pour enfin entrer aux Etats-Unis. Un périple pour le moins aventureux qui ne décourage cependant pas les hommes, femmes et enfants déjà présents autour de la gare centrale de San Pedro de Sula, la deuxième ville du pays. Majoritairement jeunes et issues de zones rurales, ces personnes ont répondu à un appel lancé sur les réseaux sociaux et repris par les médias. Un appel auquel d’autres compatriotes souhaitent également répondre. « Pour le moment, nous avons environ mille personnes, mais des autocars sont en train d’arriver de Tegucigalpa (la capitale du Honduras, ndlr) et d’autres parties du pays », a confié à l’AFP Bartolo Fuentes, journaliste qui fut député d’opposition et défenseur des droits de l’Homme.

Un phénomène régulier

Ce dernier fut d’ailleurs accusé par le gouvernement hondurien d’avoir été l’organisateur de la première caravane partie du Honduras, ce qu’il nie. Lors de celle-ci, partie le 14 octobre 2018, plus de 2.000 personnes avaient pris la direction des Etats-Unis, fuyant le chômage et la violence des gangs de trafiquants de drogue omniprésents dans plusieurs régions du Honduras. Au moins trois autres caravanes, moins importantes, avaient entrepris la même traversée entre janvier et mars 2019. Le phénomène s’était ensuite arrêté après le déploiement de militaires à la frontière par le président américain Donald Trump. Dans le même temps, le Mexique avait également pris des mesures pour aider les Etats-Unis et freiner les vagues migratoires.

Par : André Fontaine

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