L’Equipe Explore : une autre manière de voir le sport

Depuis bientôt sept ans, l’Equipe s’est lancé dans le webdoc avec l’Equipe Explore. Récit de ce projet innovant.

«Faire du grand reportage numérique, interactif et multidimensionnel», c’est ainsi que l’Equipe présentait sa toute nouvelle création le 25 avril 2013. Le lendemain, le premier opus de l’Equipe Explore paraissait sur le site Internet du premier média sportif français. Infographies, vidéos, images et textes présentaient alors Carlos Soria, alpiniste espagnol de 74 ans, dans un long format intitulé A mains nues.

Un format qui a trouvé son public

Jérôme Cazadieux, premier initiateur de ce projet et désormais directeur de la publication de l’Equipe, avouait en 2016 avoir «balancé [l’Equipe Explore] comme ça, sans com. Et finalement, on a été repris partout, même dans les revues de presse classiques.» Depuis, ce ne sont pas moins de 76 autres numéros de l’Equipe Explore qui ont vu le jour, abordant des sujets variés allant de l’état des lieux du football en ex-Yougoslavie jusqu’à l’e-sport, en passant par un portrait de Garry Kasparov, meilleur joueur d’échecs au monde. «On peut traiter de sujets décalés, on a le temps, ce qui est un luxe, un rêve journalistique. Notre contrainte est de nous adapter au support, de réfléchir en termes de texte, de vidéo, de son et d’image pour pouvoir assembler toutes les pièces du puzzle», confiait à l’Obs Rémy Fière, responsable du service aux manettes de l’Equipe Explore.

Plusieurs numéros de l’Équipe Explore ont rencontré un large succès. (Amaury Média)

Et l’initiative séduit les lecteurs, à travers son interactivité et son ergonomie parfaitement adaptées aux supports numériques. Pas moins de 900 000 visiteurs uniques ont consulté le numéro consacré à la sélection brésilienne de football de 1970, tandis que plus d’un million de personnes ont été comptabilisés sur « Mortelle Saint-Valentin« , opus qui revient sur l’affaire Pistorius et où le lecteur peut notamment relever les indices en cliquant sur différents objets.

« C’est un projet à part. On a envie de le porter, même si on bosse beaucoup »

Mais malgré son succès, l’Equipe Explore peine sur le plan économique. Un format aussi particulier freine les annonceurs, et doit nécessairement s’accompagner d’une politique de financement repensée. «Nous sommes en pleine réflexion sur le sujet car, pour l’instant, la rentabilité n’est pas suffisante», témoignait Jérôme Cazadieux au Figaro l’an dernier. Outre la production d’un numéro oscillant entre 1 000 et 15 000 euros, l’Equipe Explore requiert du temps et des moyens humains. Au minimum quatre personnes travaillent à temps plein sur ce format, parfois rejoints par quelques journalistes aventureux qui viennent du service print ou web de l’Equipe. Le directeur artistique, l’infographiste, le journaliste reporter et le responsable qui sont permanents au sein du service Explore ne lésinent pas sur les heures passées à élaborer leurs grands formats. «C’est un projet à part. On a envie de le porter, même si on bosse beaucoup», explique Raphaël Bonan, le directeur artistique.

Page d’accueil du numéro « Pierre Gasly, A pleine vitesse »

Pourtant, l’Equipe compte bien poursuivre ses webdocs et en tirer profit pour augmenter l’audience du site Internet. «On estime que 58% des mobinautes qui ont lu un Equipe Explore n’avaient pas consulté le site de l’Équipe les 30 jours précédents. Explore est pour nous un puissant outil de conquête», assurait Jérôme Cazadieu au Figaro. S’il s’est inspiré de grands médias étrangers, comme ESPN, le Guardian ou le New York Times, le groupe l’Equipe semble avoir trouvé en l’Equipe Explore un format innovant et séduisant pour les lecteurs. De quoi inspirer les autres médias français ?

André Fontaine

Booska-P : 1 Son en 1H, la recette du succès

« C’est pour Booska-P, on va tout casser. Un morceau en 1h il faut qu’vous sachiez qu’on va tout froisser. » Difficile de faire plus explicite que ces paroles de PLK pour expliquer le nouveau concept qu’il a inauguré pour le site référence du rap en France, Booska-P. Un rappeur et des beatmakers ont une heure pour créer de A à Z  un banger. Le tout sous l’œil des caméras du pureplayer.

Pour mieux comprendre le phénomène, il faut remonter à la genèse. Fondé en 2005 par Fif Tobossi et Amadou Ba, le site s’est, en 15 ans, taillé une place de choix dans l’univers des médias spécialisés français. Au cours de ces dernières années, Booska-P a proposé de nombreux nouveaux concepts à son immense communauté de plus de 3.7 millions de followers (Facebook, Instagram, Twitter et Youtube). Du Journal du Rap jusqu’au Wesh en passant par Dans La Gova ou encore l’Interview Carrée et les Fif Stories. Le constat est simple, le média spécialisé rap n’a que rarement peur de proposer de la nouveauté à son auditoire. Et telle la femme de Feodor Vassiliev, Booska-P a accouché d’un énième enfant intitulé : 1 Son en 1H.

Fif Tobossi et Amadou Ba dans les studios de Booska-P, ©20Minutes

Une plongée au cœur d’un processus créatif

Ce qui rend ce concept novateur, outre de fabriquer une musique en moins de temps qu’un vol Paris-Marseille, c’est l’immersion totale dans le processus créatif. Un son en Une heure prend appui sur la synergie entre producteurs et artistes. Cette coopération essentielle à la bonne qualité d’une musique est bien trop souvent éclipsée. Grâce à ce format, Booska-P prend par la main l’auditeur en lui montrant la naissance d’une musique où « l’union fait la force » comme le clame le compositeur Le Motif.

Dans le deuxième épisode, la mise en lumière des beatmakers est exacerbée. On y voit Louis Dureau s’occuper des boucles et de la mélodie, Junior Alaprod s’occupant des drums et Larry écrivant naturellement les lyrics. Une mise en lumière d’une réelle synergie se déroulant en vitesse X2, voilà la force de ce format. Et pour l’instant, les deux rappeurs qui se sont testés, PLK et Larry, ont montré qu’1 Son en 1H est plus qu’une simple vidéo au cœur de l’invention d’une musique.

La performance de Larry dans 1 Son en 1H

Les chiffres ne mentent pas

En effet, si la plongée dans le processus de création est la force du concept, il ne faut pas oublier que le but principal du format est de réaliser une musique en heure. Et force de constater qu’à chaque fois le pari est plus que réussi.

Rien que sur la chaîne de Booska-P les deux vidéos sont millionnaires, respectivement 1.2 millions de vues pour celle du rappeur alsacien Larry et plus de 2 millions pour celle avec PLK. Il s’agit tout simplement d’un format ultra populaire sur Youtube. Mieux encore, les créations musicales de deux MC ont tout simplement cartonné sur la plateforme mais aussi sur les sites de streaming.

L’exemple le plus parlant est celui d’Émotif (Booska 1h), le son du Polak issu de la session de création. Avec ce single, le rappeur du 14ème arrondissement a tout simplement été certifié Or par la snep. Une performance d’exception quand on sait qu’il faut réunir l’équivalent de 15 millions de streams payants pour décrocher ce « graal » artistique. Et cela avec un morceau composé, écrit et posé en une heure. De son côté, Larry s’en tire aussi plus que bien. Avec Block, l’alsacien a récolté plus de 3 millions de streams en un mois sur Spotify. En tout cas, avec ces musiques estampillées Booska-P, le site s’offre une belle mise en lumière.  

Avec Émotif (Booska 1H), PLK a décroché un disque d’or ©SNEP

Une mise en lumière parfaite pour Booska-P

« J’ai déjà entendu dire que tant qu’ils (NDLR : les rappeurs) n’avaient pas leur freestyle Booska-P, pour eux ils n’avaient pas réussi. » raconte à 20 Minutes Fif Tobossi. Cela montre bien l’importance dans le milieu du rap du média étant pour de nombreux rappeurs un vecteur essentiel de popularité. Si un freestyle n’a pas grand-chose en commun avec un morceau, même composé en une heure, il est sûr que le nouveau format de Booska-P, au vu de sa réussite, deviendra l’égal des freestyles tamponnés par le pureplayer.

Et en cela, le site s’assure des coups de projecteurs que peu d’autres médias français peuvent se targuer. Par exemple, PLK a intégré Émotif (Booska 1h) dans la réédition de son album Polak, album certifié platine. Et quand Larry pose « Booska-p me contacte sur moi ils veulent compter, je suis le rookie qui les b**** en beauté » sur Block, ce sont des milliers de personnes qui reçoivent le nom du média dans les oreilles.

Ainsi, avec cette création éditoriale, 1 Son en 1H a réuni un condensé de nouveauté. Entre la plongée au cœur d’un processus créatif bien souvent méconnu. Amenant des morceaux estampillés Booska-P qui cartonnent et offrent une mise en lumière d’exception pour le pureplayer. Et quand on sait que le rap est la musique la plus écoutée du XXIe siècle, on se dit que le nouveau format de Booska-P a encore de beaux jours devant lui. 

Adrien Michaud

1917 : guerre, voyages et virtuosité

C’est sans aucun doute la grosse sortie cinéma du mercredi 15 janvier. Sam Mendes est de retour dans les salle obscures avec sa nouvelle réalisation “1917”.

Le 6 avril 1917, deux jeunes soldats traversent le triste décor de la 1ère guerre mondiale pour faire parvenir un message censé sauver plus d’un millier de vies. Tel est le synopsis de ce nouveau film du réalisateur Sam Mendes : “1917”. Avec George MacKay, Dean-Charles Chapman mais aussi Benedict Cumberbatch ou Colin Firth au casting, 1917 est un film avec de grandes ambitions.

George MacKay as Schofield in 1917, the new epic from Oscar®-winning filmmaker Sam Mendes.

Un pari osé

Un long-métrage novateur dans la forme, comme en témoigne la virtuosité du réalisateur qui a choisi tourner son film uniquement en plans séquences. Cela signifie qu’il n’y a pas de coupages entre les différentes scènes et que tout est millimétré au détail près sur plusieurs dizaines de minutes à la suite. Un pari visiblement réussi pour Sam Mendes puisqu’il a remporté le Golden Globes du meilleur film dramatique le 6 janvier dernier, et qu’il fait parti de la short-list des favoris pour la prochaine cérémonie des oscars. 

Alexis Pfeiffer

Advil, Doliprane, Nurofen… Pourquoi ces médicaments ne sont plus en vente libre à la pharmacie

L’Agence nationale de sécurité du médicament souhaite que les produits qui contiennent de l’ibuprofène, du paracétamol ou de l’aspirine ne soient plus vendus en libre-service dans les pharmacies, même s’ils continueront d’être disponibles sans ordonnance.

Vous ne les trouverez plus en libre-service à la pharmacie. Les Doliprane, Daffalgan, Efferalgan, Advil, Aspégic et autres Nurofen se trouveront obligatoirement derrière le comptoir, à compter du mardi 15 janvier. Cette mesure ne change, en revanche, rien au fait que ces médicaments restent disponibles sans ordonnance. L’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) veut limiter les risques liés à un mauvais usage de ces produits qui sont les plus consommés en automédication pour lutter contre la douleur ou la fièvre.

Parce qu’on ne peut pas les utiliser pour tout

« Les médicaments, ça ne se consomme pas comme dans un fast-food. Il faut qu’ils soient adaptés à votre besoin, à votre poids, à votre âge » souligne Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO).

« Ce sont des médicaments très utilisés. Mais on ne fait pas n’importe quoi avec. » Le message est très clair. « Oui au paracétamol, à l’ibuprofène et à l’aspirine, mais il y a des règles à respecter, explique-t-il. On ne peut pas les utiliser pour tout. »

Parce qu’il y a des doses à respecter

Dans une étude sur les antidouleurs publiée en mai 2018, le magazine 60 millions de consommateurs parvenait à deux conclusions. La première, c’est que le paracétamol, comme l’ibuprofène et l’aspirine, ne doit surtout pas être pris pendant plus de trois à cinq jours. La seconde, c’est qu’il doit être pris à dose modérée.

Pour un adulte sain de plus de 50 kilos, la dose maximale de paracétamol est de 3 grammes par 24 heures, selon l’ANSM. C’est-à-dire 1 gramme par prise avec une durée d’au moins six heures entre chaque prise.

Parce que les risques pour la santé peuvent être graves

Tout le monde a en tête la mort, fin 2017, de Naomi Musenga. Cette mère de famille de 22 ans était morte aux urgences de l’hôpital de Strasbourg, après avoir été raillée au téléphone par une opératrice du Samu. Selon l’enquête, son décès était « la conséquence d’une intoxication au paracétamol absorbé par automédication sur plusieurs jours ».

Pris à des doses trop élevées, le paracétamol peut en effet provoquer des troubles digestifs allant du simple inconfort jusqu’à l’ulcère. La molécule peut aussi créer de graves lésions du foie, qui peuvent nécessiter une greffe, voire être mortelles.

Par : Adrien Michaud

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