Par : Mathilde Bertin
Economie : Le Barça détrône le Real et devient le club le plus riche du monde
Le traditionnel classement Deloitte des clubs de football les plus riches du monde a rendu son verdict sur la saison dernière. Et la surprise est de taille : Le FC Barcelone devient pour la première fois le club le plus riche du monde devant le club rival du Real Madrid.
Le FC Barcelone vit des temps sportifs agités (limogeage d’Ernesto Valverde, entraîneur en place et remplacé par Quique Setien annoncé lundi soir), mais cela n’empêche pas le club catalan de battre un nouveau record :
A la tête du dernier classement du cabinet Deloitte, basé sur les revenus générés en 2018-2019 par clubs de football les plus riches, c’est pour la première fois que le club phare de la ville de Barcelone a généré plus de revenus que son grand rival, le Real Madrid.
Le classement, surnommé le “Money League top 20”, paru le 14 janvier, a démontré que le club catalan a généré plus de 840 millions d’euros de revenus, soit 83 millions d’euros de plus que le Real Madrid sur la même période.
Le club madrilène se place deuxième avec près de 757 millions d’euros. Les deux clubs échangent ainsi leurs positions par rapport à la même étude publiée en janvier 2019. Manchester United conserve la troisième place du classement grâce à ses 711 millions d’euros de revenus générés en 2018/2019.
Crédit image : Capture d’écran/FC Barcelone on Twitter
Les Red Devils reste le club britannique le mieux classé de l’étude, même si le cabinet d’audit Deloitte suggère qu’il pourrait perdre cette position l’année prochaine.
Cette place du club le plus riche d’Angleterre pourrait revenir soit auprès de Manchester City, champion sortant de Premier League, soit de Liverpool, actuel tenant de la Ligue des champions et bien placé pour finir champion d’Angleterre cette saison (20 victoires, 1 nul, 0 défaite en 21 journées).
Un plan commercial bien rodé
Les Blaugrana avaient déjà annoncé que leur chiffre d’affaires global avait augmenté pour la période 2018-2019 dans un communiqué sur le site du club hier soir. Deloitte anticipe également que ses revenus pourraient atteindre pratiquement 900 millions d’euros l’année prochaine, ce qui leur permettrait de conserver la tête du classement encore au moins un an.
Le cabinet stipule que la politique d’internalisation du merchandising et des activités liées aux licences menée par le Barça, a permis au club de moins s’appuyer sur le marché fluctuant des redistributions des droits TV, tout en augmentant de façon spectaculaire ses revenus commerciaux.
« Les opérations entreprises par le club lui ont rapporté 383.5 millions d’euros, soit plus que les revenus totaux que le club classé 12e« , le Borussia Dortmund, a expliqué Dan Jones, du département des sports chez Deloitte. C’est simple, le Barça fait office d’exemple dans un contexte où les conditions du marché évoluent constamment et ne restent en aucun cas fixes.
Le PSG en hausse, l’OL fait son entrée
Crédit image : Pierre Costabadie/Icon Sport
Le PSG quand à lui ne cesse de grimper toujours plus haut. Après avoir passé la barre des 500 millions d’euros de revenus en 2017-2018 (542 millions d’euros), le club parisien a brisé celle des 600 millions en 2018-2019. Ce sont exactement 636 millions d’euros de rentrées d’argent, record du club battu entre droits TV, sponsoring et billetterie. Une croissance à deux chiffres impressionnantes qui ne cesse d’augmenter.
“On est très loin de l’image désormais erronée d’un financement d’état du Qatar” a notamment lancé, sur Twitter, le journaliste Philippe Sanfourche qui a également rappelé l’importance pour Paris de trouver de nouveaux partenaires afin de rentrer dans les clous du fair-play financier.
Deloitte souligne également que le PSG serait le dauphin du Barça si son classement aurait été axé sur les revenus du sponsoring, un secteur où Paris (363,4 millions d’€) rivalise avec le club catalan (383,5 millions d’€), grâce à la signature de cinq nouveaux partenaires ainsi que la prolongation des contrats avec six marques mondiales dont celui avec Nike.
Enfin, l’Olympique Lyonnais, club géré par Jean-Michel Aulas a de son côté, généré 220.8 millions d’euros faisant son entrée après six ans d’absence directement à la 17e place du classement et se permettant le luxe de doubler l’AC Milan, Everton ou encore Naples.
Si les deux plus hautes marches du classement sont une fois de plus occupées par des clubs espagnols, ce sont les équipes britanniques qui sont les plus nombreuses parmi les 20 clubs étudiés de ce classement du cabinet Deloitte.
Au total, les 20 clubs de football les plus riches au monde ont généré un chiffre d’affaires record de 9,3 milliards d’euros (contre 8,3 milliards d’euros en 2018). C’est une hausse de 11 % en un an et cela n’est pas prêt de s”arrêter.
Par : Matteo Valette
Iran : le président Rohani appelle à l’”unité nationale”
Le président iranien Hassan Rohani a appelé ce jeudi à l’“unité nationale” après la catastrophe de l’avion ukrainien abattu à Téhéran, provoquant des manifestations qui secouent l’Iran depuis quatre jours.

Image : 20minutes
Le gouvernement iranien poursuit son changement de cap. Après avoir nié les faits dans un premier temps puis être passé aux aveux concernant le crash du Boeing d’Ukraine International Airlines, qui a coûté la vie à 176 personnes, les autorités appellent au calme et à l’”unité nationale”, jeudi 15 janvier, au travers du président Hassan Rohani. “Les gens veulent s’assurer que les autorités les traitent avec sincérité, intégrité et confiance”, a-t-il déclaré, tout en demandant aux “forces armées” de “présenter des excuses” et d’”expliquer au peuple ce qui s’est passé” pour que les gens comprennent “qu’ils ne voulaient rien cacher”.
Depuis le samedi 11 janvier, des manifestants accusent le gouvernement d’avoir menti.Des rassemblements ont été organisés le lendemain à Téhéran, au cours desquels des portraits du général Soleimani ont été arrachés, alors que des centaines de milliers d’Iraniens saluaient sa mémoire une semaine auparavant.
Par : André Fontaine
Open d’Australie : Attention, jeu dangereux
Masques antipollution, confinement des populations, hier à Melbourne, il ne se déroulait pas une énième manifestation où le lacrymogène est roi, mais bien la première journée de qualification de l’Open d’Australie. Tandis que les habitants étaient priés de rester chez eux, les joueurs de tennis s’époumonaient à Melbourne Park dans les fumées malsaines des incendies qui recouvraient la ville.
Les organisateurs de l’Open d’Australie ont, sans doute, perdu la tête, à moins que l’intégrité physique des joueurs n’ait que peu de valeur. Alors que la municipalité préconisait d’éviter les sorties, que les piscines, les plages ou encore les courses hippiques étaient interdites, la première journée des qualifications a pourtant bien eu lieu.
Les gigantesques incendies qui ravagent l’Australie depuis des mois, brûlant plus de 10 millions d’hectares et causant la perte d’un million de milliards d’animaux, plongeaient Melbourne sous d’épaisses fumées noires. Qui “brûlait au niveau respiratoire” comme le déplorait la française Kristina Mladenovic. La qualité de l’air était si médiocre qu’à 20h10, l’indice de pollution avait atteint le record de 385, à titre de comparaison, celui de Paris était de 25.

Image : L’équipe
Des joueurs, pas des bêtes de foire
Un air vicié, les toits de Melbourne sous une intense fumée noire mais à onze heures du matin les petites balles jaunes s’échangeaient sur les différents terrains de l’Open. Et à s’y méprendre il y avait quelque chose d’étrange de voir les animaux cantonnés chez eux tandis que les qualifiés de Melbourne respiraient à pleins poumons un air malsain, voire, dangereux. Pour le joueur Américain, Noah Rubin « l’Open d’Australie ne vaut pas la vie de quelqu’un ». Il est difficile de lui donner tort.
En effet, le constat est frappant, nombre de joueuses ont fini leurs matchs à bout de forces. Entre la fatigue, la chaleur et cet air destructeur, la Chinoise Xiaodi You sortait du terrain le visage rouge pivoine, incapable de porter son sac. Pis encore, un moment incarna l’hérésie de cette journée. Celui de Dalila Jakupovic, qui, alors qu’elle menait dans son match de qualification, fut prise d’une violente toux emportant par la même occasion ses chances de rejoindre le tournoi du Grand Chelem car impossible pour elle de continuer la rencontre.

Image : L’équipe
Un effet négatif modéré pour la santé
Les incendies qui frappent en ce moment l’Australie transportent des particules qui peuvent entraîner une irritation de l’appareil respiratoire. Les performance sur les courts se voient donc réduites. Pour Yoann Pons, professeur en otorhinolaryngologie, l’idéal pour faciliter le bon déroulement du tournoi “serait de prendre de la ventoline, pour dilater les bronches, mais c’est un produit considéré comme dopant.”
Pour autant, si les fumées gênent considérablement les tennismans pendant l’effort. Il est à noter que les sportifs sont “suffisamment bien entraînés pour que ça ne mette pas leur vie en danger” toujours selon Yoann Pons.
La pluie comme seule espoir
Une chose est sûre, Tennis Australia (la fédération australienne de tennis) est dans un dilemme cornélien. D’un côté, préserver l’intégrité physique des joueurs, de l’autre le sacrifier au profit de l’aspect financier. Mettre fin au tournoi de façon pure et dure paraît tout de même improbable. Selon la presse locale, l’annulation de l’Open seraient couvert par une assurance à neuf chiffre, soit au minima 100 millions de dollars australien (soit 62 millions d’euros).
En tous cas, après une première journée de qualification au bord de l’asphyxie, les organisateurs espèrent une pluie salvatrice, annoncée aujourd’hui ou demain, venant renouveler l’air et chassant les polémiques de ce début de tournoi raté.
Par : Adrien Michaud